Elections en Bolivie : le CETIM dénonce les persécutions politiques

29/09/2020

CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME
(45ème session)

Alarmée par les informations de nos partenaires sur le terrain, une coalition d’ONG internationales et latino-américaines dont le CETIM fait partie a rappelé la situation politique préoccupante du pays et a exhorté l’Etat bolivien à mettre fin aux exactions et à garantir l’accès à la justice pour les victimes.

Pour rappel, suite aux élections présidentielles boliviennes d’octobre 2019, le pays a connu une rupture constitutionnelle ainsi que la prise de pouvoir par un gouvernement dirigé par l’autoproclamée Jeanine Añez et soutenu par les forces armées. Cette rupture a provoqué une situation de grande violence, de répression et de violations des droits humains.

En mars 2020, le CETIM a déjà dénoncé les massacres qui ont eu lieu dans le pays à la période précitée et qui restent pour l’heure impunis. De plus, en août 2020, notre association et ses partenaires ont saisi les mécanismes de protection des droits humains des Nations Unies pour dénoncer cette impunité.

Pour plus d’informations à ce sujet, lire le rapport détaillé de l’International Human Rights Clinic de l’université d’Harvard en anglais.

Le CETIM est intervenu en plénière de la 45ème session du Conseil des droits de l’homme (septembre 2020) au sujet de la Bolivie. Dans sa déclaration, le CETIM a dénoncé le gouvernement de facto qui a bloqué les enquêtes sur les meurtres, la torture, les arrestations arbitraires, la répression des protestations et les attaques contre les radios communautaires qui ont eu lieu en novembre 2019. De plus, la coalition d’ONG observe de fortes irrégularités au sujet des procédures engagées contre plus de 150 personnes liées au Mouvement vers le Socialisme (MAS), accusées sans fondements de crimes graves, tels que le terrorisme et la sédition.

Dans sa déclaration, le CETIM et ses partenaires demandent au gouvernement bolivien en place de tout mettre en œuvre pour garantir le retour de la démocratie et de la paix sociale ainsi que des élections libres et démocratiques en octobre 2020.

Lire la déclaration en espagnol

Ecouter la déclaration en espagnol

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