Présentation du CETIM

Le CETIM (Centre Europe – Tiers Monde) a été créé en 1970 à Genève. Centre d’étude, de recherche et d’information sur les mécanismes à l’origine du mal développement, il est aussi une interface avec les mouvements sociaux. Reconnue d’utilité publique, le CETIM est une association à but non lucratif.

Une maison d’édition pas comme les autres

Avec plus de 150 publications à son actif, le CETIM est une maison d’édition qui traite des relations Nord-Sud et des questions de développement. Ses ouvrages adoptent un point de vue critique, sérieux et original n’ayant pas toujours la faveur des médias. Ils visent à fournir au grand public des outils pour comprendre le monde et des pistes pour le transformer.

Une organisation active à l’ONU en soutien aux mouvements sociaux

Grâce à son statut consultatif auprès de l’ECOSOC, le CETIM soutient des mouvements sociaux du Sud. Il leur permet d’accéder aux mécanismes de protection des droits humains de l’ONU et de participer à l’élaboration de nouvelles normes internationales en la matière. Il réalise également auprès de ses partenaires et du public en général un travail d’information et de formation sur les droits humains.

Un centre de documentation spécialisé

Le CETIM dispose d’un centre de documentation qu’il met à disposition du public. Plus de 3’000 ouvrages et 200 périodiques sur des thèmes comme:

  • le développement
  • l’environnement
  • le commerce
  • la dette,
  • la souveraineté alimentaire
  • les sociétés transnationales
  • les droits humains…

« Il n’y a pas un monde développé et un monde sous-développé mais un seul monde mal développé »

Cette conviction – le slogan du CETIM – questionne l’a priori positif généralement attribué au modèle de développement occidental. Ce “mal développement”, dont les dimensions sont tout autant économiques, sociales qu’écologiques, ne se confine pas uniquement aux pays les “moins développés”. II s’étend à la société mondiale tout entière. L’endettement vertigineux et le marasme socio-économique que connaissent de nombreux pays du Sud, les écarts de plus en plus criants entre les conditions de vie et de consommation des riches et des pauvres d’un bout à l’autre du globe, confirment l’actualité de la désignation d’un seul et unique mal développement. En effet, si l’on s’en tient aux statistiques et aux analyses de différentes institutions des Nations Unies, jamais la pauvreté chronique n’a frappé autant de populations à travers le monde. De même, les catastrophes écologiques se multiplient, menaçant la survie même de l’humanité et de la planète et font surgir de nouvelles sources potentielles de conflits. Le surarmement représente par ailleurs une problématique centrale au mal développement.

A l’heure de la “globalisation du monde”, de nouvelles relations entre les nations, les peuples et les individus doivent être développées à la mesure des bouleversements qu’opère ce paradigme économique.

Un premier enjeu concerne la recherche d’alternatives pour la survie et le développement de la majorité des pays du Sud, face à un modèle hégémonique dont on mesure clairement les limites économiques (p. ex. l’inadaptation de la production mondiale aux besoins économiques et sociaux, le cercle vicieux de la dette pour de nombreux pays), les dégâts sociaux (p. ex. le chômage, le démantèlement de la sécurité sociale), les catastrophes écologiques (p. ex. la déforestation, les pollutions) et les ravages culturels (p. ex. l’uniformisation, les replis identitaires). Par ailleurs, la marginalisation croissante de certaines régions, telle que l’Afrique sub-saharienne, considérées comme non stratégiques par le monde industriel, est également préoccupante.

De manière générale, le CETIM met un accent particulier sur la critique des institutions financières et commerciales internationales (FMI, BM, OMC), ainsi que sur le rôle aujourd’hui prédominant des multinationales ou transnationales.