Turquie

Les actions du CETIM, avec ses partenaires sur le terrain, en faveur du peuple turc

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Violation des libertés et droits fondamentaux du peuple kurde en Turquie (2010)

La situation des droits humains ne cesse de se dégrader en Turquie. Une fois de plus, les défenseurs des droits du peuple kurde (politiciens, juristes, journalistes, intellectuels) restent les cibles privilégiées des autorités turques. Selon l’Association des droits de l’homme de Turquie (IHD), le nombre de violations des droits humains dans les provinces de l’Est et du Sud-Est de l’Anatolie à prédominance kurde est passé de 4 021 en 2000 à 35 992 en 2008. Depuis le début de l’année 2010, la vague d’arrestations arbitraires continue au rythme de plusieurs dizaines de personnes par jour dont une partie sont incarcérées. L’Europe désormais n’est pas épargnée: plusieurs dizaines de kurdes, défenseurs des droits de leur peuple ont été arrêtés dans plusieurs pays européens. Les ONG signataires appellent par conséquent le gouvernement turc à respecter les libertés et droits fondamentaux du peuple kurde, et invitent plusieurs détenteurs de mandats des procédures spéciales du CoDH à porter une attention particulière aux violations des libertés et droits fondamentaux du peuple kurde en Turquie.

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Violations des droits fondamentaux du peuple kurde en Turquie

Le processus d’ouverture entamé depuis le 22 juillet 2009 et qui s’est traduit par la visite du président du Parti pour une Société Démocratique (DTP) au Premier ministre de Turquie, R.T. Erdogan, s’est vu contredit par l’exécution d’un plan d’arrestations systématiques d’élus et de cadres du DTP commencées depuis les élections du 29 mars 2009. Par ailleurs, 1300 enfants ont été détenus lors de l’année 2009 en vertu de la loi anti-terreur dans les régions à prédominance kurde. L’accueil enthousiaste que la population kurde a réservé au Groupe de la paix, comprenant des combattants sans armes, a fait comprendre aux autorités turques que la rébellion était une forme d’expression violente d’un peuple à qui on nie la jouissance de ses droits. Alors que le gouvernement de la République de Turquie multiplie ses efforts pour accéder à l’Union européenne, ses agissements envers la minorité kurde montrent que le chemin est encore long pour qu’il se conforme aux normes générales des droits humains. Il est par conséquent urgent que les autorités turques libèrent tous les prisonniers politiques et les mineurs emprisonnés pour « actes de terrorisme », lèvent tous les obstacles conduisant à la reconnaissance de l’identité kurde et au droit d’association pour les membres de la minorité kurde, et suppriment toutes les lois qui portent atteinte à l’exercice des libertés d’opinion et d’expression.

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Examen périodique universel de la Turquie

Tout en rappelant les bases de la création de l’Etat turc moderne qui sont sources de violations des droits humains d’aujourd’hui, cette déclaration brosse un tableau général des violations des droits humains dans les domaines suivants : droit à la vie et à la sécurité, droit à la liberté d’opinion et d’expression, droit aux libertés religieuses et linguistiques, droits de l’enfant, droits syndicaux et la question de l’impunité. Dans ce cadre, le peuple kurde paye un tribut lourd. En effet, malgré le discours d’ouverture du gouvernement turc et les pourparlers entamés depuis plusieurs mois avec la guérilla kurde, les violations des droits humains se poursuivent avec la même intensité. En effet, durant les neuf premiers mois de 2009, l’IHD a constaté environ 13’000 violations des droits humains au Sud-est de la Turquie lors de 25’000 arrestations, 950 incarcérations, 70 exécutions sommaires et extrajudiciaires, 25 morts dues aux mines antipersonnel, près de 1’000 personnes soumises à la torture et aux mauvais traitements.

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Situation des droits de l’homme en Turquie (2004)

En vue de son adhésion à l’UE, la Turquie a entrepris des modifications de sa législation. Mais par rapport au peuple kurde, ces améliorations ne sont qu’illusoires. L’usage et l’enseignement de la langue kurde sont réprimés par un grand nombre de mesures, en totale violation avec le Traité de Lausanne. Les cas d’exécution, de torture et de détention arbitraire se poursuivent et 10’000 prisonniers politiques kurdes sont détenus dans les geôles turques. En outre, la situation des 3 à 4 millions de paysans kurdes déplacés ne s’améliore guère. Enfin, il existe des allégations d’utilisation d’armes chimiques contre des combattants kurdes par l’armée turque et cette dernière continue à évacuer de force villages et hameaux.

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