Action de solidarité devant le siège de Nestlé en Suisse : Halte au massacre social en Colombie !

17/06/2026

Communiqué de presse

Vevey, Bogota, 17 juin 2026. Ce mardi 16 juin 2026, des représentants de SINALTRAINAL, de la Campagne mondiale pour revendiquer la souveraineté des peuples, démanteler le pouvoir des entreprises et mettre fin à l’impunité, de Stop Pillage, du Collectif Jaguar, du CETIM, Décroissance Alternative, Ensemble à Gauche Vaud et Les Vagues de la révolte ont mené une action symbolique de solidarité devant le siège de Nestlé en Suisse. Elle avait pour objectif de soutenir la lutte du syndicat colombien SINALTRAINAL et de mettre en lumière les violations des droits du travail qui continuent d’affecter les travailleuses-eurs de l’entreprise en Colombie.

Cette action s’est déroulée dans le cadre de la visite en Suisse de représentants de Sinaltrainal (Syndicat national des travailleurs du secteur agroalimentaire), qui mènent des actions de plaidoyer auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le syndicat représente plus de 5 000 adhérents et près de 1 800 salariés de Nestlé répartis sur quatre sites du pays, et dénonce ce qu’il qualifie de véritable « massacre social » provoqué par les politiques de la compagnie.

Les organisations participantes ont exprimé leur inquiétude face aux pratiques dénoncées par Sinaltrainal, qui comprennent des licenciements abusifs, des persécutions syndicales, la détérioration des conditions de travail et des violations systématiques des droits du travail. Elles ont également dénoncé l’absence de mécanismes efficaces permettant de demander des comptes aux sièges sociaux des entreprises transnationales quant aux impacts de leurs activités dans d’autres pays.

Un système d’intimidation et de violation des droits
Au cours de cette action, il a été rappelé que, selon les dénonciations du syndicat, Nestlé mène depuis des décennies des politiques visant à affaiblir l’organisation syndicale et à réduire les droits acquis par la négociation collective.

Les organisations solidaires ont en outre souligné que ces pratiques sont en contradiction avec les principes fondamentaux de la législation du travail colombienne et des conventions internationales de l’OIT, notamment en matière de liberté syndicale et de protection des travailleurs-euses.

Mémoire, vérité et justice
Cette action a également rendu hommage aux travailleurs et aux dirigeants syndicaux victimes de violences antisyndicales en Colombie. Depuis la fondation de Sinaltrainal en 1982, onze travailleurs ou anciens travailleurs liés à Nestlé ont été assassinés. Les participant·e·s ont insisté sur la nécessité de ne pas laisser ces crimes impunis et de garantir des conditions de protection réelles à celles et ceux qui exercent une activité syndicale.

De même, ils ont rappelé la responsabilité de la Suisse en tant que pays d’accueil de Nestlé et la nécessité d’évoluer vers des mécanismes internationaux contraignants permettant d’exiger des entreprises transnationales qu’elles rendent des comptes pour les violations des droits humains et du droit du travail commises tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement.

Revendications
Les organisations participantes réitèrent les revendications suivantes :

1) L’annulation immédiate des licenciements abusifs dénoncés par Sinaltrainal.
2) La mise en place de mesures de protection efficaces pour les dirigeants syndicaux menacés.
3) L’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les assassinats de travailleurs et d’anciens travailleurs liés à Nestlé en Colombie.
4) La cessation de toute pratique de persécution syndicale et de violation des droits du travail.
5) L’adoption d’un traité contraignant des Nations unies sur les entreprises transnationales et les droits de l’homme, garantissant des mécanismes efficaces de prévention, de sanction et de réparation.

Il convient de souligner que, parallèlement à l’action menée à Vevey, plusieurs manifestations simultanées ont eu lieu en Colombie devant des usines de Nestlé, au cours desquelles des dirigeants de l’entreprise ont harcelé les manifestantes et les manifestants, entravant l’exercice de leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression et à la liberté d’association.

L’action menée devant le siège de Nestlé a constitué une expression de solidarité internationaliste avec les luttes des travailleurs-euses colombien-ne-s et d’internationalisme ouvrier. Elle a également constitué un appel à faire prévaloir les droits humains et du travail sur les intérêts économiques des sociétés transnationales et du capital financier. Il convient de souligner que, parallèlement à l’action menée à Vevey, plusieurs manifestations simultanées ont eu lieu en Colombie devant des usines de Nestlé, au cours desquelles des dirigeants de l’entreprise ont harcelé les manifestantes et les manifestants, entravant l’exercice de leurs droits fondamentaux à la liberté d’expression et à la liberté d’association.

Assez d’impunité ! Nestlé doit rendre des comptes !
Solidarité avec les travailleurs et travailleuses !

 

 

Catégories Accès à la justice Actualités Articles Campagnes Cas Colombie Communiqués de presse DROITS HUMAINS Luttes des peuples Sociétés transnationales
Étiquettes