Violation du droit à l’eau en Palestine

07/10/2021

CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME
48e session

Durant la 48e session du Conseil des droits de l’homme, le CETIM, en collaboration avec l’Association internationale des juristes démocrates (IADL) et le Comité de travail de l’Union de l’agriculture (UAWC-Palestine), est intervenu lors du débat sur le Rapport du Haut Commissaire sur l’allocation des ressources en eau dans les territoires palestiniens occupés.

L’UAWC est une organisation non gouvernementale palestinienne de développement, créée en 1986, visant à promouvoir la stabilité de la paysannerie familiale, la souveraineté sur les ressources naturelles, la protection et la défense des droits des paysan.nes.

Le CETIM a commencé à collaborer avec l’UAWC il y a quelques mois afin de donner une visibilité à la situation des droits humains des communautés paysannes en Palestine occupée.

En effet, les politiques israéliennes en matière d’eau violent brutalement les droits économiques, sociaux et culturels des Palestinien.nes, ainsi que les articles et principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales. Les Palestinien.nes ne peuvent pas forer de nouveaux puits d’eau, installer des pompes ou approfondir les puits existants, en plus de se voir refuser l’accès au Jourdain et aux sources d’eau douce. Israël contrôle même la collecte de l’eau de pluie dans la majeure partie de la Cisjordanie, et les citernes de collecte d’eau de pluie appartenant aux communautés palestiniennes sont souvent détruites par l’armée israélienne.

Lire la déclaration faite lors de la 48ème session du conseil des droits de l’homme (en anglais)

En juillet 2021, dans le cadre de la 47e session du Conseil des droits de l’homme, le CETIM et UAWC ont présenté une déclaration pour dénoncer les violations de l’armée et des colons israéliens contre les droits des communautés paysannes palestiniennes.

L’UAWC subit la répression violente et la persécution de l’Etat d’apartheid israélien en raison de son engagement en faveur des droits inaliénables du peuple palestinien. En juillet de cette année, nous avons également dénoncé le raid israélien qui a visé le siège de l’UAWC. Par la suite, les autorités israéliennes ont émis un ordre de fermeture de ce siège. La Via Campesina, dont l’UAWC est membre, a publié une déclaration sur cette attaque.

 

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