Déclaration sur la répression permanente des défenseurs de Standing Rock

12/07/2017

Déclaration orale
À vérifier à l’audition

Répression permanente des défenseurs de Standing Rock :

l’avenir des Indigènes et du monde en jeu

Monsieur le Président,
Mon nom est Nataanii Means, je fais partie de la nation Oglala Lakota, située au Dakota du Sud.

Nous remercions le Rapporteur Spécial des Droits à la liberté de rassemblement et association pacifique pour son rapport, qui énonce les valeurs fondamentales suivantes : “préserver la liberté humaine, la dignité et les droits, la nécessité de pouvoir participer activement aux décisions qui affectent nos vies et moyens de subsistance”.

À cet égard, je souhaite vous témoigner que des violations de ces droits ont lieu dans mon pays. Le 1 avril 2016 a été marqué par un tournant important pour les indigènes de la terre nommée “l’Amérique”. Le site de “Camp of Sacred Stones” a été fondé et la résistance à “Standing Rock” contre le Pipeline d’Accès de Dakota (DAPL) a éveillé le monde non-indigène. L’existence et l’oppression continue des peuples indigènes, ici et dans le monde entier, et leur détermination à défendre notre planète commune a été mis en lumière.

Pendant des mois, des Protecteurs de l’Eau se sont positionnés sur la ligne de front, se sont opposés à un état policier, ont souffert de conditions climatiques très dures avec des températures négatives, ont été visés et blessés par des balles en caoutchouc, soufflés par des canons à eau, pourchassés et attaqués par des chiens.

Comme exposé dans le rapport, “la répression peut favoriser aujourd’hui le silence gouvernemental, une critique de demain, ou stimuler les profits d’une activité commerciale le jour suivant”, mais à quel prix?

Près de 800 Protecteurs de l’Eau font face à des procédures légales exagérées ou fausses dans un pays raciste. En réponse aux protestations de NoDapl par les gens indigènes, les états du Dakota du Nord et le Dakota du Sud ont adopté des lois pour réprimer la contestation: on authorise les conducteurs de véhicules à écraser des protestataires sur la route. Une autre ordonnance prescrit l’incarcération obligatoire pendant 10 jours pour des individus arrêtés pendant une manifestation.

D’autres états envisagent de faire passer des lois semblables.

Nous sommes ici pour discuter de la liberté de rassemblement et association pacifique  : ces lois violent clairement ces droits.

Nous faisons appel au Gouvernement américain afin qu’il annule de telles lois, puisqu’elles sont des violations de la Constitution, de la loi du Droit International de l’Homme et de nos droits de citoyens.

Nous faisons appel au Rapporteur Spécial des Droits à la liberté de rassemblement et association pacifique et le prions de visiter les États-Unis pour examiner ces violations des droits de l’homme.

Merci pour votre attention.

Genève, le 7 juin 2017

Catégories Conférences Déclarations Droits économiques, sociaux et culturels Droits humains Sociétés transnationales
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