Mobilisation contre l’agression impérialiste contre le Venezuela!

05/01/2026
Si, au XXe siècle, les ingérences impérialistes en Amérique latine se justifiaient au nom de la prétendue « menace communiste », elles se parent aujourd’hui du discours de la « lutte contre le narcotrafic ». Ce narratif, promu par les élites impérialistes et relayé par les oligarchies latino-américaines, attise à nouveau les vents de la guerre contre les peuples du continent.
 
L’intervention militaire contre le Venezuela, ainsi que le séquestre de Maduro et de sa femme, constituent une opération motivée par le contrôle stratégique du pétrole vénézuélien, une forme d’impérialisme fossile. Il s’agit d’une violation flagrante du droit international, des principes de non-recours à la force et d’autodétermination des peuples consacrés par la Charte des Nations unies, et d’un signe clair de la restauration de la doctrine Monroe : une tentative de réaffirmer le contrôle impérial sur les territoires, les biens communs et les peuples d’Abya Yala.
 
Cet acte de banditisme s’inscrit pleinement dans une offensive impérialiste continentale plus large. Celle-ci s’articule et se rétroalimente avec les ingérences de l’administration Trump en Argentine, les pressions politiques et économiques au Brésil ; les menaces contre les chefs d’État en Colombie et au Mexique, visant leurs politiques axées sur l’intégration et la paix régionales ; les politiques répressives contre les mouvements sociaux et autochtones au Pérou et en Équateur ; ou encore le soutien à la dictature de Nayib Bukele au Salvador, à l’élection du néofasciste chilien José Antonio Kast et à l’ingérence directe lors des récentes élections au Honduras en faveur du candidat d’extrême droite Nasry Asfura, aligné sur les intérêts de Washington.
 
Nous sommes confrontés à une tentative coordonnée de l’impérialisme états-unien visant à réaffirmer sa domination sur l’Amérique latine et à imposer une emprise néocoloniale sur ses économies au service des multinationales. De la Palestine au Congo, en passant par l’Asie et l’Amérique latine, l’ordre impérialiste mondial, en crise profonde et systémique, déchaîne toute sa violence pour préserver ses sphères d’influence : aujourd’hui le Venezuela, demain Cuba, le Mexique, la Colombie ou le Groenland.
 
Nous ne savons pas comment évoluera, dans les semaines voire les jours à venir, la situation au Venezuela et dans la région, mais une chose est sûre : nous devons nous mobiliser en solidarité avec les peuples d’Amérique latine et contre la guerre.
Il est impératif de s’opposer fermement et activement à toute ingérence impérialiste et de développer une solidarité internationaliste. Cette intervention militaire au Venezuela renforcera l’impérialisme dans toute la région, consolidera des élites corrompues au service des intérêts de l’impérialisme yankee et de ses multinationales, et visera l’appropriation des ressources naturelles du continent — en particulier le pétrole vénézuélien, qui constitue la première réserve mondiale. Une telle intervention serait également le prélude à de nouvelles agressions, notamment contre Cuba.
 
Sous le slogan « Un esprit de dialogue », le Forum économique mondial (WEF) 2026 se tiendra à Davos, en Suisse, du 19 au 23 janvier 2026, réunissant des dirigeants mondiaux autour de thèmes tels que la collaboration public-privé, l’innovation technologique et le développement durable, avec la participation attendue de Donald Trump (bien sûr, maître du dialogue !!!!). Il sera à Davos, protégé par l’armée suisse. Nous, nous serons à Genève le 17 janvier, dans la rue, pour dénoncer la présence de ce criminel sur le territoire suisse, et nous soutenons toutes les activités en cours d’organisation contre le WEF, à Zurich, à Davos et ailleurs…
 
POUR DÉNONCER CETTE INTERVENTION MILITAIRE DE L’IMPÉRIALISME YANKEE, DIRE NON À LA GUERRE ET EN SOLIDARITÉ AVEC LES PEUPLES VÉNÉZUÉLIEN, COLOMBIEN ET TOUS LES PEUPLES D’AMÉRIQUE LATINE ET LEURS LUTTES, POUR DIRE NON À LA PRÉSENCE DE TRUMP EN SUISSE,
 
NOUS APPELONS À UN RASSEMBLEMENT LE SAMEDI 17 JANVIER À 14 H, PLACE DES NATIONS.
 
Nos revendications :
  • Arrêt immédiat et sans condition de toute ingérence et de toute escalade militaire impérialiste en Amérique latine, en particulier contre le Venezuela ;
  • Arrêt immédiat des violations des droits humains, ainsi que réparation et reddition de comptes pour la criminalisation, la répression et le pillage des ressources du continent ;
  • Levée des sanctions unilatérales, démantèlement des bases militaires états-uniennes, et respect de l’autodétermination des peuples et du droit international ;
  • Engagement clair de la Suisse à ne participer à aucune ingérence impérialiste en Amérique latine, notamment par la non-application et le non-relais des sanctions unilatérales illégales imposées par les États-Unis et l’Union européenne ;
  • Fin de toute collaboration militaire ou sécuritaire avec les puissances impérialistes, et arrêt de tout soutien politique, diplomatique ou économique à des gouvernements et forces répressives alignés sur ces intérêts.
  • Libération de Maduro et Cilia Flores. ! Seulement le peuple vénézuélien a le droit à décider qui doit le gouverner !

Nous dénonçons la présence de Donald Trump en Suisse et demandons que son entrée sur le territoire lui soit interdite.
 
Signataires :
 
Association Nicaragua–Salvador
Association Suisse-cuba (ASC Genève)
BreakFree Suisse
CADTM
CETIM
Colectivo Jaguar
GSsA
Jeunesse solidaire
Jeunes POP
Parti du Travail
POP
Quinto Suyo Suiza Perú
Red Wiphalas/Wiphalas Network
Siembra Resistencia
SIT
solidaritéS
Stop Pillage

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