Libérez Sudha et les autres prisonnier·es défenseur·euses des droits humains

16/06/2021

Sudha Bharadwaj, défenseuse des intérimaires de la multinationale franco-suisse Holcim en Inde et des minorités, est en prison depuis trois ans. Quinze autres défenseur·euses des droits humains sont aussi incarcéré·es. Une pétition soutenue par le CETIM appelle à leur libération immédiate.

Le 1er janvier 2018, des incidents de violence ont eu lieu dans la ville indienne de Bhima Koregaon, lorsque des personnes sans caste ont été violemment attaquées par des groupes nationalistes hindous après un évènement majeur. Cependant, la police n’a pas pris de mesures contre les responsables de ces violences. Au lieu de cela, des activistes des droits humains, des travailleur·euses culturels, une syndicaliste, des écrivains, des avocat·es et des universitaires de différents États qui avaient critiqué les politiques du gouvernement du Premier ministre Narendra Modi ont été accusé·es. Un total de 16 personnes ayant critiqué le gouvernement ont été emprisonnées dans ce contexte. Des documents que des pirates informatiques avaient introduits clandestinement dans l’ordinateur de l’un des prisonniers sont cités comme “preuves”. Ce que les accusé·es ont en commun, c’est qu’ils défendent les personnes privées de leurs droits en Inde : les sans-caste et les membres des castes les plus basses, les adivasis (populations indigènes), les femmes, les travailleur·euses informels. Ils et elles sont accusé·es en vertu de la loi antiterroriste (UAPA) et certain·es sont en prison depuis trois ans – sans procès. Malgré la pandémie, et malgré le fait que plusieurs des accusé·es ont le Covid-19, les accusé·es sont toujours en prison.

Pétition

Lancée par SOLIFONDS et le groupe zurichois des droits des femmes d’Amnesty International, cette pétition soutenue par le CETIM demande

la libération immédiate des 16 prisonnières et prisonniers politiques de l’« affaire Bhima-Koregaon » en Inde.

Au gouvernement de l’Inde:

En 2018, neuf militant·es bien connu·es – Sudha Bharadwaj, Shoma Sen, Surendra Gadling, Mahesh Raut, Arun Ferreira, Sudhir Dhawale, Rona Wilson, Vernon Gonsalves et Varavara Rao – ont été arrêté·es, accusé·es d’être impliqué·es dans les violences qui ont éclaté entre dalits et nationalistes hindous à Bhima Koregaon, dans l’État de Maharashtra, en janvier 2018. Dans le même contexte, des accusations ont également été portées contre Anand Teltumbde et Gautam Navlakha en vertu du code pénal et de la loi sur les activités illégales (prévention). En 2020, cinq autres défenseur·euses des droits humains ont été arrêté·es dans l’affaire Bhima Koregaon : MT Hany Babu, Father Stan Swamy, Sagar Tatyarao Gorakhe, Ramesh Murlidhar Gaichor, Jyoti Raghoba Jagtab.  

  • Je vous demande de vous assurer que Sudha Bharadwaj, Arun Ferreira, Surendra Gadling, Mahesh Raut, Shoma Sen, Rona Wilson, Sudhir Dhawale, Vernon Gonsalves, Varavara Rao, Gautam Navlakha, Anand Teltumbde, Hany Babu, Stan Swamy, Sagar Tatyarao Gorakhe, Ramesh Murlidhar Gaichor, Jyoti Raghoba Jagtab soient libéré·es immédiatement et sans condition et que toutes les charges retenues contre eux et elles soient abandonnées. 

  • Veillez à ce que les militant·es, les défenseuses et défenseurs des droits humains, les professionnel·les des médias, les universitaires et les personnes de l’opposition politique puissent exercer pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et d’association. 

  • Je vous demande également d’abroger ou de modifier toutes les lois – y compris la loi relative à la prévention des activités illégales (Unlawful Activities (Prevention) Act – UAPA) – qui criminalisent ou restreignent de manière arbitraire ou générale le droit à la liberté d’expression, et de mettre les lois indiennes en conformité avec les normes internationales en matière de droits humains. 

Signer la pétition sur le site de Solifonds

 

Catégories Accès à la justice Droits économiques, sociaux et culturels Droits humains
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