Violations des droits des paysan.nes au Pérou

08/06/2023

En tant qu’allié de longue date de La Via Campesina (LVC) dans la lutte pour les droits des paysan.nes à travers le monde, le CETIM partage le communiqué de la Coordination latino-américaine des organisations rurales (CLOC) de LVC sur les violations généralisées et systématiques des droits des paysan.nes qui se produisent actuellement au Pérou.

Suite à la destitution controversée du Président Castillo, le régime de Dina Boluarte a mis en œuvre une vague inacceptable de répression, d’abus du recours à la force et de violations des droits humains à l’encontre des communautés paysannes, des peuples indigènes et d’autres membres de la société civile péruvienne qui ont exercé, et exercent à présent, légitimement leur droit d’association et d’expression politique.

Cette tentative de criminalisation et de délégitimation des mobilisations paysannes par le biais d’arrestations arbitraires et de répressions violentes porte gravement atteinte en particulier aux droits des paysans consacrés par la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans (UNDROP). Par ses agissements, le régime de Boluarté viole également les engagements internationaux du Pérou en matière de droits humains.

A souligner que le régime autoritaire de Dina Boluarte représente les intérêts particuliers des élites économiques et financières nationales et internationales qui cherchent à maintenir le pays sous leur domination. En effet, le Pérou est un pays hautement stratégique pour les intérêts des sociétés transnationales, en ce que son sol est l’un des plus riches de la région en termes de ressources naturelles. De plus, depuis le virage néolibéral de Fujimori dans les années 1990, l’appareil économique du pays a été entièrement privatisé et la politique économique placée sous la supervision des institutions économiques et financières internationales. Par conséquent, la situation actuelle du pays doit être analysée à la lumière de la stratégie des élites dominantes pour s’opposer aux tentatives des forces progressistes de reprendre la voie démocratique, basée sur la justice sociale et la souveraineté populaire.

Dans cette optique, le CETIM exprime sa solidarité avec les paysan.nes et toutes les victimes de la violence réactionnaire au Pérou. Le CETIM, en collaboration étroite avec LVC et les organisations rurales et indigènes péruviennes, saisira les mécanismes onusiens de protection des droits humains afin de faire cesser ces violations.

Lire le communiqué de la CLOC-LVC ici

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