122 États, représentant 75 % de la population mondiale, disent OUI aux droits des paysan.ne.s

19/12/2018

L’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une « Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales » ne constitue pas seulement un pas historique en avant vers la protection des centaines de millions de producteurs et de productrices de nos aliments. Elle apporte à toute l’humanité « un outil de lutte pour un avenir commun » sans pareil, selon le titre d’un livre du CETIM à paraître. Il s’agit-là du fruit de plus de dix-sept années de lutte opiniâtre d’un des plus gigantesques mouvements sociaux du monde contemporain, La Vía Campesina et ses quelque 250 millions de membres.

Pour le CETIM qui, comme le souligne Jean Ziegler, « a accompagné ce combat depuis le début », c’est une gigantesque victoire et notre association s’en félicite sans réserve.

À noter que les 122 pays sur 193 au total qui ont voté en faveur de cette Déclaration représentent les trois quarts de la population mondiale (exactement 74.63%, selon les dernières statistiques disponibles) ; les huit gouvernements qui se sont prononcés contre qu’à peine plus de 6 %. Quant aux 54 pays qui, probablement à l’instigation des États-Unis et des multinationales de l’agro-alimentaire, se sont abstenus lors du vote final et les huit autres qui n’y ont pas pris part (en tout moins de 20 % du recensement mondial), il n’y a pas lieu de désespérer. En effet, on peut penser que, sous la pression populaire, leurs gouvernements actuels ou futurs changeront d’avis. De même il en ira finalement pour les pays qui ont voté contre. Car cette victoire n’est qu’une étape sur la longue route vers un développement durable, juste et équitable.

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